Wikipedia under control
Jeudi 16 août 2007Vous allez me dire : “ce n’est pas tout neuf !”. Et vous avez raison ! Les dérives de ce type de service étaient évidemment prévisibles: laisser au libre-arbitre des internautes un aussi impressionant système de base de données encyclopédique n’était pas sans risques. Depuis le lancement de wikipédia en 2001, plusieurs personnes ET institutions s’en sont données à coeur joie pour modifier ou supprimer les articles qui ne leur plaisait pas. C’est bien évidemment le but de Wikipédia de confronter les idées, avis, connaissances de plusieurs personnes pour enrichir la base de données mais à partir du moment où certains utilisent ce service à des fins personnels, cela devient dérangeant. En 6 ans, plusieurs grandes institutions (NSA, FBI, …) ont ainsi profité du système pour mettre des articles à leur sauce. Ce ne sont certainement pas les seuls : à partir du moment où la crédibilité d’un pays ou d’une firme sont en jeu, tous les moyens semblent être bons.

Agacé par les utilisations frauduleuses de l’encyclopédie communautaire, un étudiant américain (Virgil Griffith) a décidé de créer et de mettre en ligne (depuis le 13 Août) le Wikiscanner. Le système qu’il a créé permet de trouver l’adresse IP de la personne qui a écrit, modifié ou supprimé un article sur Wikipédia. En réalisant des recoupements avec d’autres bases de données d’adresses IP, on peut retrouver quelle personne ou institution a sévi et ainsi connaître les motivations de ces derniers.
Utilisateurs de Wikipédia : prenez donc garde à ce que vous lisez et effectuez vous aussi des recoupements avec d’autres informations sur Internet.



