Des chercheurs de la Stony Brook University se sont penchés sur le cas d’adolescentes utilisatrices de services de messagerie instantanée et ont étudié leur comportement pendant un an. Le résultat est sans appel : les adolescentes utilisant régulièrement ces services (tels que Facebook, MSN, Pidgin, IRC, …) montrent des signes de dépression plus important que les autres.

La discussion online serait-elle source de dépression, dépression Facebook

Alors comment cela est-il possible ? Quelle est la source du problème ? D’après les résultats des études menées par les docteurs Joanne Davila et Lisa Starr, cela viendrait du fait que ces outils permettent aux adolescentes, et par extension certainement aux adolescents en général, de discuter “en boucle” des mêmes problèmes. La récurrence de certains sujets de conversation enfermerait donc les protagonistes dans une bulle négative.

Prenons un exemple très simple : depuis que vous utilisez des services de messagerie instantanée permettant la personnalisation d’un statut comme sur Facebook ou MSN par exemple, ne trouvez vous pas que nombreux sont ceux qui ont des pseudos négatifs voire dépressifs dans certains cas ? Et, interrogez-vous vous-même : n’avez-vous jamais cédé à la tentation d’écrire un statut de ce genre ?

Il est un fait indéniable qui est que ce type de communication dématérialisée déshinibe les utilisateurs qui ont donc tendance à se lâcher plus facilement dans les discussions, quitte, souvent à exagérer leur situation. De prime abord, je pensais que cela permettait aux utilisateurs de lâcher du lest, il semblerait donc que cela ne soit pas totalement le cas.

Prenons garde néanmoins à ne pas généraliser cette observation, cette étude a été réalisée sur des adolescentes étant donc dans une période de remise en question constante, de rebelle-attitude, … Il ne saurait, pour l’instant, en être de même pour les générations de jeunes adultes et adultes.

Source : ReadWriteWeb