Black Room, c’est une jeune émission web indépendante et hebdomadaire, créée en décembre 2009. Elle a pour but de prendre, à chacune de ses émissions, 3 films, de les présenter, et de les critiquer. Là, je vous vois venir, “ouiiii y’en a déjàààà blablablaaaa”. Certes. Mais Black Room apporte quelque chose de nouveau. En effet, l’émission essaye de prendre des films pas très connus, et d’en faire une critique simple, à la portée de tous, sans se prendre la tête.

Black Room

Et moi, j’suis assez fan de cette émission. J’aime le ton donné par le mec devant la caméra, j’aime la simplicité, j’aime le ton. Laissez-moi vous présenter le dernier épisode en date, le dernier épisode de la saison 1.

Et, comme chez NextBuzz, on est gentils, voilà une petite interview des créateurs de Black Room. Parce que ça fait plaisir.

Allez, une présentation s’impose.
Moi c’est Julian, ex-étudiant en cinéma, musicien, cinéphile et super-héros quand j’ai le temps

Vous êtes 2 à faire BlackRoom, comment vous-vous êtes rencontrés ?
En 2007 si je dis pas de conneries, on nous avait présentés pour travailler sur un site communautaire franco-belge qui s’est finalement avéré être un foirage total. Donc nous sommes allés manger une pizza.

Comment est né BlackRoom ?
De la manière la plus simple possible, j’avais ce projet dans la tête depuis longtemps et c’est vrai que des émissions ou des podcasts sur le ciné que j’aime donc fantastique, horreur etc… il n’y en a pas des tonnes. Entre ça et les émissions ultra-prétentieuses qui ne se parlent qu’a eux même en te rappelant bien que tu es au pays de l’exception culturelle, je voulais faire quelque chose qui parle sérieusement du ciné que j’aime tout en étant accessible à tout le monde. Donc je me suis réveillé un matin, j’ai appelé Guillaume, écrit un script et le soir même on tournait le premier épisode.

Pourquoi « BlackRoom » ?
Parallèle entre la cave et la salle de ciné j’imagine? Non je voulais juste un truc en anglais qui claque comme le nom d’un actioner des années 90. Comme Digital Man par exemple. Ou Broken Arrow.

Le côté « filmons dans une cave » est-il un choix réfléchit ou ça s’est décidé « sur le tas » ?
Complètement sur le tas, c’était ça ou mon canapé mais on voulait faire quelque chose qui ai un petit peu plus de tronche que les types qui chroniquent en se filmant devant leur webcam. On est descendu à la cave « pour voir » on a aimé, il fait chaud, il y a un bar et des danseuses.

Combien êtes-vous pour faire tourner la boutique ?
Uniquement deux. Je m’occupe de l’écriture, de la présentation et du montage tandis que Guillaume s’occupe de la réalisation et de la diffusion.

Quel matériel en tout et pour tout utilisez-vous pour créer un épisode ?
Caméra DV basique, Final Cut Pro et 3 citernes de café.

Pouvez-vous nous en dire un peu + sur le processus de création (avec les délais, histoire qu’on se fasse une idée) d’un épisode ?
C’est vrai qu’une des raisons de notre parution plutôt irrégulière c’est que BR demande une tonne de boulot. Même si ça n’a pas l’air de grand chose, c’est 2 heures d’écriture, 1 heure de tournage, 1 heure d’acquisition, 6 heures de montage et 2 heures de conversion/upload, donc tout le processus prend 10/12 heures par semaine. On a pas forcément toujours le temps de s’y coller mais on va bosser sur la ponctualité, promis.

Sortons 2 minutes de BlackRoom. Quel serait pour vous le film de référence absolue, genre LE film qui nique tous les autres ?

J’ai jamais pu répondre à ce genre de questions. C’est trop vague, trop vaste et si je me risque à en nommer un, je vais regretter toute ma vie de ne pas en avoir mis un autre. Mais si je devais en citer un qui rapproche immanquablement le spectateur de l’illumination cinématographique, je dirais Mortal Kombat : Final Destruction. Un chef d’œuvre.

Vous avez 2 façons de critiquer un film : la 1ère, face à la caméra, un ton assez direct, impératif. La 2ème, un peu plus style « témoignage » ou « interview » : était-ce ici un choix encore réfléchit (dans ce cas, d’où vous ai venu l’inspiration ?), ou « on va tester pour voir si ça fait bien » ?
C’est à dire que causer non-stop à la caméra en parlant d’un film, encore une fois, je peux le faire devant ma webcam, c’est simplement pour rendre le machin plus vivant.

Une première saison vient de se clore avec l’épisode 10, la saison 2 arrive dans 1 mois et demie, une idée de combien d’épisodes elle durera ? Une 3ème saison de prévue ?
10 épisodes comme la première, il y aura une troisième saison, on arrêtera lorsqu’on aura plus le choix ou quand on sera devenus riches

Nous parlons d’évolution de BlackRoom, avec cette nouvelle saison. Parlons maintenant de pas-évolution : que ne voudriez-vous pas que BlackRoom devienne ?
Je fais attention à éviter de faire une émission répétitive. J’essaie de diversifier les genres, le ton et d’arrêter d’employer constamment les mêmes expressions. On veut en faire pour tous les goûts dans que ça reste dans le domaine du transgressif et hors du cinoche mainstream barbant qu’on se paye en France.

Allez, finissons-en ici. Un mot pour la fin ?
Ouais, Black Room n’est pas Opération Frisson, et je ne suis pas Yannick Dahan, faites vous à l’idée. Et un immense merci à tous nos spectateurs ninjas, vikings, zombies et cyborgs.

Bref, le mieux, pour se faire une idée précisement de Black Room, c’est de visiter le site, vous envoyer les 10 épisodes de la 1ère saison, vous inscrire sur la fanpage FaceBook (soyez attentif, parfois y’a des DVDs à gagner, ou même des bonusk “hors tournage” o// et à attendre patiemment la deuxième saison. *groupiiiiie*